Muay Thaï

Le Muay Thaï, est un art martial et un sport de compétition physique et spectaculaire, c'est aussi un sport éducatif qui permet la découverte d'une culture au travers des rites. Un sport utile qui enseigne une méthode d'autodéfense et un art de vivre. Cette richesse transforme ce sport de combat en une discipline noble, enseignant des valeurs quelques peu oubliées de nos jours comme le respect des valeurs humaines, la rigueur, la discipline, le contrôle émotionnel, le courage, la vie en communauté, la recherche de la performance, la dignité, le respect, la volonté et le fair-play. La boxe thaïe trouve son origine dans des pratiques martiales ancestrales, notamment dans ce qu'on appelle en Occident le muay boran (boxe traditionnelle) et du krabi krabong (pratique avec les armes).
Parmi les styles les plus connus, on trouve :
  - Le muay-chaiya ou "muay-giow" (style du Sud), ce style du XIXe siècle met l'accent sur la vivacité d'esprit afin de trouver des stratégies efficaces. La posture est anguleuse, la défense est privilégiée et les techniques de coude et genou sont particulièrement marquées. On utilise des techniques issues des animaux (notamment le tigre).

- Le "muay-korat " (Est et Nord-Est), privilégie un travail en force, telles les techniques de buffle.

- Le "muay-lopburi " (région centrale), l'accent est mis sur une gestuelle intelligente (travail sur les variations de trajectoire et les feintes d'arme).

- Le "muay-thasao " (Nord), les techniques consistent à prendre de vitesse l'opposant
et les styles thématiques tel les techniques du singe blanc (dit d'Hanuman).
Une formule résume les principaux styles du muay-boran : "Le poing puissant du Korat, l'esprit du Lopburi, la posture du Chaiya et la vitesse du Thasao.".
Ces pratiques non compétitives de l'art de combat thaïlandais sont regroupées (en Thaïlande) dans le vocable "mae-mai muay-thaï".

Parmi les autres boxes du Sud-est asiatique (boxe birmane, boxe khmère, boxe laotienne, boxe vietnamienne), elle est la plus populaire des cinq disciplines. Elle doit sa popularité au fait qu'elle est un sport national et professionnel.

Roger Paschy, un des pionniers de ce sport en France en parle ainsi : " La boxe thaïe (Muay Thaï) ne peut être un sport que les gens qualifient à tort et à travers de sport de voyou. Il nécessite beaucoup de volonté et d'assiduité. Mais, comme dans toute activité sportive, le professeur a un rôle fondamental dans la formation de l'élève. L'état d'esprit de l'enseignant aura une influence considérable sur le disciple. ". Ce sport est codifié et règlementé surtout sur la sécurité des élèves, malgré l'image véhiculée, ce sport peut être pratiqué par tous.
Pour certains pratiquants, une alliance entre corps et esprits est primordiale pour établir une logique du dépassement de soi. Tous les pratiquants ne recherchent pas forcement la même chose. Ils choisissent leurs dynamiques de potentialité au sein des séances. Que vous recherchiez de la compétition, du loisir, l'extériorisation psychique et physique d'une dure journée de travail (…) Le Muay Thaï est fait pour vous. L'art de Muay s'apprend au fil du temps, avec le respect des traditions, un travail d'écoute et d'exécution, une humilité sans faille, et tout à l'esprit et à l'honneur de l'enseignant.

Le Ram Muay











Chez les professionnels, le combat se déroule en cinq rounds de trois minutes. Il est précédé par une "danse" rituelle : le ram-muay.
Coiffés de leur mongkon, les combattants débutent toujours le combat par une prière et une danse appelée ram muay. Celle-ci fait partie du cérémoniel d'hommage aux maîtres accompli par le boxeur juste avant le combat et que les Thaïlandais nomme le wai khru (littéralement le salut du maître).

Dans l'art des traditions Muay, chaque boxeur avant le combat rend hommage à ses maîtres qui l'ont successivement formé et entraîné pour le combat. Cet hommage s'adresse également au roi, à l'ensemble des maîtres guerriers de l'histoire du Muay et, enfin, aux parents et aux proches du boxeur, bref à tous ceux duquel ce dernier est redevable.

Cette reconnaissance du boxeur, s'exprime par son agenouillement sur le ring le visage tourné vers son entraîneur. Il se couvre les yeux avec ses gants et récite une courte prière. Il se prosterne à trois reprises, une fois pour son maître, une fois pour Bouddha, une fois pour le roi.


Ram Muay : (Ram = Danse. Muay = Boxe)
La danse se compose de mouvements propres à l'école à laquelle appartiens le boxeur. Parfois cela ressemble à un combat mimé. Le boxeur commence cette danse en faisant le tour du ring en tenant d'une main la première corde du ring, et en s'arrêtant à chaque coin pour effectuer une prière qui le protègera durant le combat. Ensuite il répète des mouvements de prière dans les quatre directions afin de s'attirer les faveurs de toutes les divinités potentiellement protectrices qui habitent l'imaginaire des Thaïlandais. Les mouvements du Ram Muay sont exécutés lentement et circulairement, ils servent aussi de préparation mentale. Le Ram Muay commence toujours à genoux et se termine debout. Lorsque la danse est terminée, le boxeur se place dans son coin et baisse la tête pour prier devant son professeur qui, lui aussi, prie pour obtenir la victoire. Quelques secondes avant le coup de cloche du premier round, le Maître (Khru) ôtera le Mon Kong en lui soufflant sur la tête les formules magiques appropriées pour rendre l'objet efficace une fois enlevé

La musique

Il ne saurait y avoir de combat sans musique, elle est l'accompagnement de la méditation du Ram Muay jusqu'au rythme des assauts pendant le combat. L'orchestre est constitué de trois ou quatre musiciens, jouant de la flûte javanaise (Pi Chawa), des cymbales (Ching), et du tambour long (Klawng Khaek). Le rythme et le volume sonore vont suivre l'action du combat, ils ont un effet stimulant sur les boxeurs.

Praciat ou Kruang-Rang : (prajeet)

Les boxeurs thaïlandais sont croyants et superstitieux, ces amulettes bouddhistes sont renfermées sous une tresse en coton qu'ils nouent autour de leur bras au-dessus du biceps. Le Praciat est un porte-bonheur, en le portant le boxeur pense que ses bras seront plus forts. Le Praciat en France est instauré comme un grade dans certaine Fédération, il est d'une couleur différente suivant le niveau du boxeur, et perd de ce principe son côté religieux et protecteur.

Mongkon

Pendant le Ram – Muay, les combattants portent un genre de serre tête, bandeau prolongé d’une queue. Cela se nomme un Mong Kon. Cet objet est considéré comme sacré, il est béni par un prêtre d’un temple Bouddhiste. Le Mongkon appartient au camp et au maître, quand celui s’il est placé sur la tête du boxeur il signifie que le boxeur ne combattra pas uniquement pour lui mais pour l’ensemble du camp où il a appris son art. C’est ce qui l’unit par la pensée à tous les boxeurs du même camp. Le Mongkon est constitué d’une étoffe, renfermant des lettres et symboles sacrés inscrits sur une feuille en cuivre, roulé fortement et liée avec du fil par le maître

Les bandages

L'histoire du bandage en Thaïlande passe forcément par le chanvre, avec quelques connaissances dans certain films et récits ou la glue et le verre viennent agrémenter les combats. Nous resterons sur deux types de bandages : dessins ci-dessous, entraînez vous régulièrement pour un bon passage de bande.
Les coups autorisés sont les suivants : coups de poing, de coude, de genou et de pied. Les corps-à-corps peuvent être assez longs, et sont souvent l'occasion de coups de genou et peuvent se terminer par une projection voire être interrompus par l'arbitre. Le coup de pied circulaire à différentes hauteurs (tête, tronc et cuisses) est souvent délivré avec le tibia. Le coup de pied circulaire semble le plus usité et est souvent considéré comme le "coup de base" du combattant de compétition.
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